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vendredi 10 mars 2017

structure de pied du cheval

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DU PIED
Anatomie du pied
    Par définition, le pied du cheval correspond au sabot et a toutes les structures qui y sont contenues.
     Le sabot est seulement l’épiderme corne du pied (sole, paroi, et fourchette). Il n’est ni vascularisé, innerve ; sa nutrition est assurée par le derme formant le podophylle. Le sabot est compose des formations suivantes 
 La paroi:    
          La paroi du sabot contient environ 25 % d’eau. Elle est composée de cellules épithéliales kératinisées, qui sont solidement cimentées par de la kératine. Ces cellules kératinisées sont arrangées en tubules qui naissent au niveau de la papille du chorion de la couronne. Ces tubules sont parallèles entre elles et perpendiculaires a la couronne. Leur centre est compose de kératine et de cellules mortes.
La paroi du sabot est un épithélium corne constitue de trois couches :
     a. La première couche, ou couche superficielle, est formée par le périople et le périonyx. Le périople s’étend  jusqu’a environ 2 cm au-dessous de la couronne, excepte au niveau des talons, ou il recouvre le bulbe des talons. Le périonyx est constitue d’une fine couche de squames cornées qui donne un aspect lustré a la paroi, en dessous du périople. Il contribue a protéger la paroi de l’évaporation.
     b. La seconde couche, ou couche moyenne, constitue la majeure partie de la paroi, c’est également la couche la plus dense. C’est elle qui renferme les pigments lorsque la corne est teintée.
    c. La troisième couche, ou couche profonde, est la couche lamellaire, ou kéraphylle qui constitue l’épiderme lamellaire du sabot. Cette couche lamellaire est concave d’un bord a l’autre, et contient environ 600 lames primaires. Chacune de ces lames primaires porte au moins cent lames secondaires. Ces lames sont imbriquées dans les lames issues du derme, qui couvre la face dorsale de la troisième phalange. Cette imbrication de lames assure la suspension de la troisième phalange a la paroi du sabot. Ces lames supportent une grande partie du poids du cheval.
      La surface d’appui de la paroi est divisée en trois parties, la pince, les quartiers et les talons .La pousse de la paroi est assez lente : elle pousse d’environ 6 mm par mois, et il faut compter environ neuf a douze mois pour que l’ensemble de la paroi soit renouvelé. La paroi pousse plus lentement en hiver et dans les climats froids. La croissance est également ralentie dans les climats secs, quand la paroi du sabot est desséchée. La paroi pousse de façon uniforme a partir de la couronne ; ainsi sa partie la plus récente se situe au niveau des talons. La portion la plus jeune de la paroi est aussi la plus élastique, ce qui favorise l’expansion des talons quand le pied touche le sol. La paroi est plus épaisse en pince, et s’affine progressivement vers les talons ; toutefois, elle s’élargit légèrement à
 l’origine des barres, et cette jonction des barres et de la paroi est souvent appelée “arc boutant”.
Les barres :
            Au niveau des talons, la paroi se retourne vers l’avant, pour former les barres ; celles-ci convergent l’une vers l’autre, et sont parallèles aux lacunes de la fourchette. La sole s’insère dans l’espace formé d’une part par la courbure intérieure de la paroi, et d’autre part par les angles formés par les barres et la paroi.

 
La sole :
            La sole forme la plus grande partie de la surface palmaire (ou plantaire) du sabot. Elle est constituée de 33 % d’eau. Sa structure est identique a celle de la paroi ; ses tubules formées par les papilles du chorion solaire, ou tissu velouté, descendent verticalement, mais se recourbent as l’approche de la surface palmaire (ou plantaire) ; ceci explique la croissance auto-limitée de la sole, ainsi que sa desquamation en surface“ La sole ne devrait pas être a l’appui, mais elle joue un rôle dans le support du poids interne. Le contact de la sole avec le sol suscite souvent des boiteries dues aux contusions de la sole La portion de la sole contenue entre la paroi et les barres est appelée l’angle de la sole, c est a cet endroit que se développent souvent les bleimes en talon
La fourchette :

              La fourchette a la forme d un triangle qui occupe l’espace situe entre les barres et la sole. Elle contient 50 % d’eau, et est relativement molle La fourchette se divise en trois parties : 1) l’apex – qui est l’extrémité antérieure. 2) la base - qui est la portion postérieure et 3) l’épine – qui est la crête centrale de la surface interne
structure du pied
structure du pied

mardi 18 février 2014

Base physiologiques de la reproduction Chez la jument

Anatomie de l’appareil Génital de l’étalon:

Les testicules sont dans les bourses dés le dixième mois de gestation.

A-      anatomie.

·           1°  les testicules :

    Environ 10 cm, ils sont en position horizontale protégés par de nombreuses enveloppes (bourses).

·           2°  Spermiducte :

   C’est le canal qui amène les spermatozoïdes fabriqués en permanence dans les testicules.

·           3°  Vésicule séminale :
10 cm ; production de plasma séminal, ses sécrétions représentent environ les deux tiers du volume du sperme elles contiennent une quantité importante de fructose. Au moment de l’éjaculation elle se contracte et éjectent  leur contenu dans les canaux, ou il se mélange aux spermatozoïdes pour former le sperme.


                                             accés au cour complet

jeudi 2 janvier 2014

Anatomie de pied

introduction:
Le pied  est la partie inférieure de chaque membre recouverte par une enveloppe appelée sabot. Il est organisé pour supporter le poids du corps amortir les réactions de la marche et favoriser l’  impulsion. 

ANATOMIE DU PIED.


    On distingue les parties intérieures du pied et les enveloppes.


1.      Les parties intérieures:


    Les parties intérieures du pied comportent trois os  unis entre eux par des tendons st des ligaments, et un appareil d’amortissement.
a.      Le squelette du pied :
  Comporte l’os de la couronne ou 2 ème phalange, l’os de pied ou 3éme phalange et  l’os naviculaire ou petit sésamoïde :
-            Le 3éme phalange donne sa forme au sabot. Attacher en avant au tendon extenseur du pied et en arrière au tendon fléchisseur profond  (perforant).
-            L’os naviculaire (ou petit sésamoïde) il complète, en arrière en-dessous, l’articulation formée par les 2 éme et 3 éme  phalange. il sert de poulie pour le glissement du tendon fléchisseur profonde qui s’attache  sur la 3éme phalange.
-            La 2 ème phalange  l’os de la couronne, courte et se trouve située au-dessus des deux os précédents.

b.      L’appareil d’amortissement :
    Se compose d’un :
-            Coussinet plantaire qui est une masse élastique modelée  (située entre la fourchette et l’aponévroseplantaire) destiné à amortir les chocs du pied sur le sol.
-            les fibrocartilages complémentaires  qui forment deux boucliers souples plaqués entre le bord supérieur de la troisième phalange et le sabot. 
   Le pied et dote d’un réseau sanguin important qui a un rôle analogue à celui de l’éponge : gonflé au soutien et dégonflé à l’appui.

2.      Les enveloppes.



a.      L’enveloppe de chair (ou membrane kératogène).

    Elle est ainsi appelée à cause de sa couleur rouge qui la fait ressembler à de la chair musculaire. On distingue différentes parties :

-          Le podophylle ou tissu feuilleté : fait de lames verticales et qui tapisse la face externe de la troisiéme phalange. Très riche en vaisseaux et en nerfs.
-          Le tissu velouté qui tapisse la face inférieure de la 3éme phalange et celle de coussinet plantaire (permet la pousse de la sole).
             (Ces deux éléments unissent les parties intérieures du pied à leur enveloppe de corne)
-          Le bourrelet principal qui sécrète la corne.
-          Le bourrelet périoplique ou périople : petit bordure de chair qui est placé au-dessus du bourrelet principal. Il forme comme un vernis qui protège la muraille contre la sécheresse et l’humidité. 

b.      L’enveloppe de  corne ou sabot :

   Le sabot est une enveloppe de corne insensible qui couvre et protège le pied. Il n’est ni vascularisé,  ni innervé. On divise le sabot en trois parties : la paroi, la sole et la fourchette.

-          Paroi ou muraille : est la partie visible du sabot. On y connait plusieurs zones : la pince, les mamelles,  les quartiers et les talons. Elle porte à sa face interne des lames de corne longitudinales, s’engrène  dans les lames de chair du podophylle.
-          La sole : est une voute concave sous le pied. Son bord externe s’engrène solidement à la paroi le long d’un pourtour appelé ligne blanche. Sa corne est plus mince que celle de la paroi.
-          La fourchette : faite d’une corne mince et élastique à la forme de V allongé qui recouvre le coussinet plantaire. Sécrète par la chair veloutée. 

PROPRIETES DU PIED:


     La corne est une matière solide, compacte et plus ou moins élastique. Sa couleur est noire, blanche ou jaunâtre. La croissance de la corne se fait à partir du bourrelet principal  à raison d’un centimètre par mois environ. La corne foncée est plus résistant à l’usure que la corne blanche.

     Si le cheval est ferré, les fers s’opposent  à l’usure naturelle de la corne et il est donc nécessaire de diminuer périodiquement la longueur du sabot (=parage).

    FONCTION DU PIED:



   Le pied est à la fois un organe d’amortissement d’appui et d’impulsion. La pression exercée par le pied à l’appui ne peut s’amortir qu’à trois conditions :

-          Écartement possible de la partie arrière du sabot,
-          Souplesse des fibrocartilages et de la corne
-          Appui possible du coussinet plantaire par l’intermédiaire de la fourchette donc nécessité de l’intégrité de celle-ci.
   Quand l’appui se passe dans de bonnes conditions, il permet un refoulement d’une partie importante du sang contenu dans les vaisseaux irrigants le pied ; c’est la raison  pour laquelle on parle de pompe du pied.

 ENTRETIENT DU PIED:

   Il faut assurer la conservation de la forme du sabot. Pour cela, la longueur normale du pied et son aplomb doivent être préservés. Il faut veiller au bon fonctionnement de toutes les parties et en particulier à la mise en jeu de l’élasticité par l’appui plantaire complet, notamment l’appui de la fourchette et l’accomplissement d’un exercice suffisant.
Soins hygiénique de base :

-       Laisser les poiles de la couronne qui on un rôle protecteur.
-       Curer et laver les pieds en rentrant de l’exercice.
-       Graisser afin d’assouplir la corne.
-       Application de goudron sur la sole et la fourchette pour la durcir.
-      Pour les fourchettes fragiles, on peut également utiliser liqueur de Villate. 
   Le bon état de la face plantaire avec appui large de la fourchette est la clé de la conservation du pied dans son intégrité fonctionnelle.

CONCLUSION:
    Le pied a un rôle essentiel car il assure le contacte entre le cheval et le sol sur lequel celui-ci évolue.
    Pour ce faire, le pied comporte  des structures squelettiques et des structures d’amortissement qui jouent un rôle très important dans la diminution des forcées   exercées lors de la locomotion.

    Il est donc primordial d’assurer une surveillance du pied et de l’entretenir très correctement afin de lui garder ses qualités premières. 

mardi 31 décembre 2013

Joyeuse annee 2014

on vous souhaite joyeuse année 2014

mardi 24 décembre 2013

Hemostase et traitement de la plaie

Assurer une hémostase, c'est arrêter le sang qui s'écoule d'une plaie ou d'un vaisseau sanguin rupture (hémorragie).

1.      Rupture d'un vaisseau sanguin (artère ou veine):

Le sang s'échappe d'une :
·         Artère rupture par saccades avec une couleur rouge intense,
·         Veine sous la forme d'une nappe d'inondation rouge sombre.
   Dans les deux cas, il est important d'arrêter au plus vite l'hémorragie en appliquant un garrot ou en exécutant une ligature (attache).

             . Garrot : Autour d'une extrémité qui saigne, serrer un garrot d'Esmarck, un tube de caoutchouc ou même un lien de fortune avec bâton de serrage, qu'on installe un peu plus haut que la plaie.
     →Ne pas laissé en place plus d'une ou deux heures, durée qui permet de traiter plus définitivement l'accident.

            . Ligature: Comprimer très fortement la plaie, relâcher et repérer l'endroit d'où le sang s'écoule, pincer cet endroit avec la pince hémostatique, recommencer si le sang continue à couler.
   Des que s'arrête la principale hémorragie, soulever doucement la pince en même temps que le vaisseau, entourer ce dernier avec un fil placé entre les chairs et le bout de la pince, serrer et nouer le fil, enlever la pince, tamponner à la teinture d'iode.

1.     Plaie sanglante:

     Faire un gros pansement bien serré après avoir recouvert la plaie avec une poudre de sulfamides.

Précautions complémentaires:

         Dans les deux cas, mettre au repos, prendre la température pendant 2 ou 3 jours. Si elle dépasse 38° C, donc il y a une infection (administrer des antibiotique par voie générale) ; si elle reste à 37-38° C, laisser le pansement en place pendant 5 ou 6 jours, traiter la blessure comme une plaie ordinaire, remettre au travail 2 ou 3 jours plus tard.
 Suture :

       Exécuter une suture, c'est refermer une plaie grâce à un fil et une aiguille ou par tout autre moyen on distingue:
·         Les points simples.
·         Les points sergés.
·         Les points en U
·         Bandes adhésives

ü  Bandes adhésives (collante):

    Si la plaie est plate, franche, propre et ne saigne qu'à peine, coller les bandes perpendiculairement à ses lèvres rapprochées autant que possible la saupoudrer de sulfamides, laisser les bandelettes en place jusqu'à ce qu'elles tombent d'elles-mêmes. Passer sur la cicatrice de la pommade à l'oxyde de zinc.


ü  Fil et aiguille:

·                Si la plaie est profonde et saigne beaucoup, arrêter l'hémorragie si possible, nettoyer à l'eau salée ou a l'alcool-éther.
·                Soulever l'un de ses bords avec la pince à dents de souris, le traverser de dehors en dedans avec l'aiguille, soulever l'autre bord et le traverser de dedans en dehors, tirer le fil, le tendre et le nouer par un nœud de chirurgien bloqué à deux reprises.
·                Recommencer jusqu'à fermeture complète, sauf à la commissure basse de la plaie afin de permettre son drainage.
·                                        Nettoyer, asepsie avec la Bétadine et saupoudrer de sulfamides,
·                mètre la vaseline sur la peau en dessous de la plaie.
·                Mettre le blessé au repos, avec s'il le faut un collier à chapelet pour l'empêcher de mordiller sa blessure.
·                Ne renouveler ces soins que si la fièvre est plus de 38 %
ü  Epingles et fil:

   S'il s'agit d'une petite plaie en forme de boutonnière, à l'occasion d'une saignée par exemple, on peut  délimiter ses bords avec une épingle autour de laquelle on fait un nœud comme le montre la figure ci-dessous et dont on raccourcit ensuite la pointe.

   Poudrée de sulfamides, la plaie guérit en 4 ou 5 jours au bout desquels on retire l'épingle et le fil en même temps.

  S'il s'agit d'une plaie déchirée plus vaste (paupières, naseau ou aile du nez), on exécute une suture entortillée (courbe) avec plusieurs épingles (de sûreté si possible) et un fil disposé comme le montre la figure ci- contre.

   →La douleur et les défenses du blessé seront nulles si la suture est exécutée dans les quelques instants qui suivent l'accident.

1.      Emploi des boutons ou de tuyau:

   Si la tension des chairs risque de déchirer la peau après une suture, il est bon avant de nouer les deux extrémités du fil, de les faire passer par les trous d'un bouton de couturière installé, ou a travers un tuyau lorsqu’on applique des point de sutures en U.

2.      Drainage des plaies :

   Toutes les plaies fortement souillées doivent pouvoir se drainer. Avant de suturer la plaie :

  • On allonge entre ses lèvres une conduite fait d'un mince tube de caoutchouc munit de plusieurs orifices et  préalablement bouilli.
  • Ou avec une petite écharpe de gaze stérilisée on laisse l'une des extrémités du drain dépasser la commissure basse de la plaie, on suture celle-ci (et s'il en est besoin, on immobilise le drain avec deux épingles de sûreté traversant ses extrémités).
   Le dispositif est remplacé tous les 2 ou 3 jours. Pour ce faire, on attache un drain neuf à l'extrémité haute du drain ancien puis on les tire l'un à la suite de l'autre du haut en bas de la plaie par-dessous la suture.
  • Le drain est supprimé dès que l'écoulement est minime. Il est bon de vaseliner la peau sur la surface où le drain se déversera.


3.     Pansements :

     Les pansements ont pour but de protéger des plaies ou de combattre l'inflammation.
    L'inflammation est une réaction des tissus qui luttent contre la présence de microbes ou d'éléments à éliminer du corps.
   Elle se caractérise par trois signes rougeur de la peau par afflux anormal de sang, douleur souvent vive, déformation par œdème, Les pansements peuvent être secs ou humides.

a)      Pansement sec:

  1. Sur une plaie bien nettoyée et saupoudrée de sulfamides, appliquer une gaze stérilisée (ou un tulle gras), puis une ou plusieurs couches de coton hydrophile.
  2. Ensuite une ou deux bandes déroulées en remontant de bas en haut contrairement au sens de l'apport de sang venu du cœur, et en laissant déborder une faible épaisseur de coton aux deux extrémités du bandage.
 3. Enlever le pansement au bout de 7 ou. 8 jours si tout reste normal.
4. Surveiller pendant ce temps la température; si elle s'élève ou si les alentours du pansement se tuméfient (gonflent) à leur tour, renouveler le pansement et avertir le vétérinaire.
5.Agir de même si le pansement s'humidifie par l'intérieur ou s'il provoque une douleur dont la présence ; fait boiter le cheval. Ce pansement classique est de plus en plus fréquemment remplacé par l'application de tissus ou de bandes adhésifs. 
b)      Matériels de pansement :

 -Paquets de coton hydrophile ou de coton cardé (arrangé), ce dernier réservé aux rembourrages et n'absorbant pas l'humidité (gaze à pansement en compresses ou en nappes).
 - compresses de tulle gras, qui n'adhèrent (qui ne se colle pas) pas aux plaies
- paquets de coton pour pansements de pieds et capitonnage (rembourrage) de fers à plaques ou à éclisses (attelle).
- bandes en gaze ou en crêpe (élastique) de diverses largeurs
- bande chevillière et passement de sparadrap pour pansements du sabot.



ü  Bandes adhésives (collante):

    Si la plaie est plate, franche, propre et ne saigne qu'à peine, coller les bandes perpendiculairement à ses lèvres rapprochées autant que possible la saupoudrer de sulfamides, laisser les bandelettes en place jusqu'à ce qu'elles tombent d'elles-mêmes. Passer sur la cicatrice de la pommade à l'oxyde de zinc.


lundi 23 décembre 2013

Visite d'achat



Qu'est ce que la visite d'achat?
Pour le futur acheteur d'un cheval, la visite d'achat est un acte fortemment conseillé, voire indispensable.


Examen médical, réalisé par un vétérinaire, il permet de détecter d'éventuels problèmes susceptibles de compromettre l'utilisation future du cheval.
Dans le cadre de cet examen médical le vétérinaire pourra également, si vous le demandez, vous donner son avis sur les aptitudes du cheval pour l'usage auquel vous le destinez.
A la suite de la consultation, le vétérinaire vous délivrera un certificat de visite d'achat qui engage en partie sa responsabilité.

Gardez toutefois à l'esprit que toutes les recommandations et opinions donnés par oral n'engagent en rien la responsabilité du vétérinaire et sont purement subjectives.


Quelles sont les modalités de la visite d'achat?


Aucune règle n'est établie pour définir les modalités de la visite d'achat. Cette consultation peut se limiter à un simple examen, mais des examens complémentaires peuvent également être mis en œuvre si cela semble nécessaire ou si vous le désirez.


Quels sont les examens de base lors de la visite d'achat?


Le vétérinaire vérifie tout d'abord le signalement du cheval, puis il pratique une consultation complète du cheval consistant en:
·  une inspection du cheval à l'arrêt permettant l'appréciation de la morphologie et des aplombs.
      Il est également pratiqué un examen des pieds, des articulations, des yeux, de la bouche et des dents (chez le cheval, les dents permettent de définir l'âge).
Le vétérinaire examine aussi l'appareil génital externe et pratique une auscultation cardiaque et pulmonaire.
·  un examen du cheval au travail permettant la détection de boiteries au pas, au trot ou au galop.

Pour un cheval amené à faire du saut d'obstacles, le vétérinaire pourra demander à le voir sauter.
Après le travail, une deuxième auscultation cardiaque et pulmonaire sera alors réalisée.
·  un examen de l'état des articulations par palpations et manipulations. Des tests de flexion, d'extension et de contrôle des réactions réflexes seront réalisés.
·  un contrôle d'absence de vices rédhibitoires (voir la Fiche Santé sur ce sujet).
Une prise de sang sera réalisée afin de pratiquer le test de Coggins. Ce test permet de détecter l'anémie infectieuse du cheval.


Quels sont les examens complémentaires qui peuvent être réalisés?

Divers examens peuvent être nécessaires dans le but de diagnostiquer d'éventuels problèmes.

Ainsi, peuvent être pratiqués:
·  des analyses sanguines, afin d'effectuer un bilan sanguin et un contrôle sérologique de la piroplasmose (voir dossier "Les tiques" pour de plus amples informations sur cette maladie),
·  des examens radiographiques, principalement des membres, afin de détecter des atteintes articulaires et osseuses (arthrose, ostéo-arthrite, maladie naviculaire etc...),
·  un examen fibroscopique de la région laryngée, pour mettre notamment en évidence un éventuel cornage chronique,
·  un électrocardiogramme avant et après effort,
·  un examen approfondi des ovaires pour les juments, comprenant une palpation transrectale et une échographie.


Quels sont les examens complémentaires qui peuvent être réalisés selon l'utilisation future du cheval?
·  Pour les chevaux destinés à la reproduction: contrôle éventuel de gestation pour les juments et examen du sperme pour les étalons.
·  Pour les chevaux acquis pour leurs performances sportives: bilan sportif sur tapis roulant (dans une clinique spécialisée).
·  Pour les chevaux de grande valeur: recherche de produits dopants.


**  L'ACHAT  D'UN  CHEVAL  **
  Au cours d'une sortie, d'une foire, d'un concours, un cheval vous tape dans l'oeil et vous donne envie de l'acquérir. Il vous attire, vous voulez immédiatement faire affaire avec son propriétaire. Pas de précipitation... le coup de foudre rend aveugle !
  Cet achat se fera en trois temps: une étude analytique faite par le futur acheteur pour comptabiliser les défauts visibles, un essai à l'usage auquel on le destine sous 8 jours, une visite vétérinaire pouvant servir de base à l'établissement d'un contrat d'assurance.
    SUSPICION LEGITIME DE L'ACHETEUR
  Le superbe d'un port de tête, ou les irisations cuivrées de la robe d'un alezan, ont pu vous faire remarquer un cheval. Il ne faut surtout pas que ces critères d'appel vous fassent minimiser un défaut d'aplomb ou un caractère ombrageux.
  Passé le premier moment d'admiration, il faut examiner le cheval région par région pour ne pas laisser passer un vice visible.
Art.1642 du Code Civil: "Le vendeur n'est pas tenu des vices apparents  dont l'acheteur a pu se convaincre lui-même."
  La visite d'achat doit être analytique en suivant un cannevas qui permet de tout examiner.
LA TETE
  Vérifier la symétrie
  Oreilles
  Yeux: pas de larmoiment, aussi ouvert l'un que l'autre
  Nasaux: pas de jetage
  Dents: saine, conformes à l'âge
  Gorge: pas d'abcès ou de ganglion hypertrophié
ENCOLURE
  Flexion souple
  Crinière sans lésion de grattage
DOS
  Maladie de peau: teigne, dermatophylose, gratte, gale
  Garrot propre
  Flexion du dos sans défense, recherche de sensibilité
  Croupe
  Queue sans lésion de grattage

APPAREIL  LOCOMOTEUR
  Aplombs de face, de profil
  Tares molles ou dures
  Sabot sans seimes
  Pied sans crapaud ou fourmillière
  Tendons réguliers, sans bosse
EXAMEN AU PAS, PUIS AU TROT
  Recherche de dissymétrie, de boiterie
  Contrôle de l'essoufflement
  Etude du caractère, de l'obéissance
  Tourner sur un cercle court à droite puis à gauche pour vérifier l'incurvation, le dressage.
                    LA VENTE A L'ESSAI
   Si le cheval ne présente pas de défaut majeur pour l'usage auquel l'acheteur le destine, celui-ci doit établir un contrat de vente à l'essai. Sur ce contrat est spécifié exactement la nature de l'essai. C'est une vente conditionnelle, qui ne sera parfaite que si le cheval essayé exprime les qualités nécessaires à l'usage auquel on le destine.
Monsieur . . . . . .   demeurant
  vend à Monsieur . . . . . .  demeurant
le cheval  . . . .  de race  . . .  de robe  . . . . d'âge  . . .      n° SIRE  .....
Après une période d'essai de huit jours se terminant le                2005, pour juger de son aptitude à l'attelage de loisir (de compétition)
Et vérifier son dressage, sa force de traction, la droiture de son caractère.
  Le cheval reste sous la responsabilité juridique du vendeur tant que la vente n'est pas parfaite, sauf lors de faute ou négligence de l'acheteur.

  La vente sera parfaite et le transfert de propriété réalisé à l'issue de cet essai s'il est jugé concluant, et le prix sera payé ce jour.


                                                                                 signature